Little caterpillar's diary
Les frissons des mondes épars
Ont parfois des rythmes étranges,
Et l'on sent, en frôlant leurs fanges,
Reculer l'heure des départs...
Les rythmes étranges des vents
Ont des tourbillons elliptiques
Dont les ondes épileptiques
Rejettent les spectres mouvants.
Les ellipes des tourbillons
Sont, en l'éther, d'affreuses geôles
Et, dans leurs sombres alvéoles,
Se lamentent les papillons.
Les éthers où nous resterons
Ce soir, loin de vous, dans l'espace,
Sont, en l'ardent courant qui passe,
Chargés d'éclatants électrons...
Mais si haut que nous demeurions,
En nous palpite, invulnérable,
L'amour magique, inaltérable,
De vos lointains amphytrions...
Traces de vous...