15 décembre 2003



Il m'avait fait croire au paradis, il me comprenait

Il m'avait aussi laissé batir des plans sur la comète

En lui je pensais avoir trouvé l'homme idéal, parfait

Mais comme les autres: il n'avait qu'une idée en tête

 

Ne comptait pour lui que mon corps, ce plaisir fugace

Que lui aurait donné la blonde du semestre qui passe

Laisse-moi t'aimer, laisse-moi croquer dans la pomme !

J'en ai plus qu'assez ! Je vais finir par me faire nonne !

 

Je quitte Pascal, oui, parce que je ne suis pas un ange;

Et parce qu'il a "omis" de me dire qu'il était marié...

En rentrant mardi soir, je suis tombée sur une mijorée

Qui avait une clé de son appart, comme c’est étrange!!

 

J'étais si troublée et stupide de la voir, dans l'instant;

Qu'elle a cru bon de m’écraser avec un aplomb fou

"Bonsoir... perdue ?" demanda-t-elle en me reluquant.

– Je ne crois pas...   J'habite ici, répondis-je. Et vous?

 

"Hmm...  ça m'arrive" sourit-elle d'un air innocent

A vrai dire je commençais à bouillir doucement...

"Super chemise" murmura-t-elle d'un air persifleur

J'en portais une de Pascal sur mon débardeur...

 

Lorsque l’accusé est rentré, l'air pas fier de lui

Il était plus cramoisi que bronzé, en vérité...

Avec une seule pensée, une même subite envie :

Etre un truc avec des ailes, pour s'envoler...

 

Il ne me voyait pas, n'ayant d’yeux que pour la rousse

Qui s'est fait une joie de susurrer d'une voix douce:  

"Chéri, pourquoi ne fais-tu pas les présentations ?"

"De mieux en mieux, tu les ramènes à la maison? "

 

C’en était trop, et en tête à tête, je les laissais

Et bien qu’un peu tard, il ait couru derrière moi

Pour tenter de m’expliquer… ben voyons, mais il parait

Que c’est l’intention qui compte, et surtout la bonne foi…

 

« On est plus ensemble, depuis huit mois on est séparés ! »

– Bien sûr, et tu attendais que cette rousse me le dise...

« Mais putain, qu’est-ce que je fous là, moi, à m’excuser ?

Ce que tu peux être saoulante à piquer tes crises !»

 

Prends ça dans les dents Lena ! Toi, saoûlante, lui : nul

– Dire que je venais de me confier,  de m’attacher à toi !

Sois rassuré, tu seras libre comme l’air au crépuscule

Et tu n’entendras plus parler ni de crises ni de moi…



Mais autant l'admettre tout de suite...

  Je n'ai pas vaincu mes vieux démons ;

De toute façon il est trop tard. La fuite

Reste encore la meilleure solution...

 

Mon orgueil en a pris un sacré coup.

La jalousie aurait dû me faire exploser !

Me battre pour gagner. Non. Trop de fierté

Sans doute, trop de rancune, trop de tout

 

Ce qui bouillonne en moi ce soir

Fait que je vole, lévite dans les rues

Tant je marche vite. Le noir désespoir

A fui loin de moi...  Je ne ressens plus

 

Qu'un immense besoin, un désir de liberté

Je vais enterrer mes douleurs, mon passé

J'apprends à déployer mes ailes, de nouveau

Je souris à la vie, je trouve le monde beau...




Par Petite Flamme - Publié dans : JOURNAL EN RIMES - Communauté : Inspirations poétiques - Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
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  • : Petite Flamme
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  • : Ciel
  • : Petite Flamme était poète et ésotériste. La maladie l'emporta trop jeune mais elle nous laisse son journal et son autobiographie.
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