Little caterpillar's diary
Entre ce que tu sais et que tu ne sais pas,
Terrien ignorant, l'éternité s'agite...
Ton front est trop étroit, ton esprit, pas à pas,
Epèle lentement... et le cycle gravite.
Tu n'es pas prêt encore à concevoir ton Dieu,
A trouver son chemin, en l'incommensurable...
Et pourtant, tu voudrais pénétrer en tout lieu
A la fois, en tout temps... O Titan misérable
Qui prends, dans ton orgueil, le visage divin
Et dis : ceci est bien ou mal, et qui condamne
L'Eternel, sans connaître un mot de ton destin ;
Pris entre Dieu et qui juge et satant qui te damne,
Ne flétris point ainsi le Roi des Univers,
Ne te substitue pas à l'Etre inaccessible
Dont l'Amour fait vibrer les astres, les éthers,
Reste dans le champ clos de ton rêve possible.
Ne tente point l'assaut du buisson de soleils
Qui borne l'horizon des humains en détresse,
Mais sache, cependant, que les grands cieux vermeils
Font à Dieu des concerts d'amour et de tendresse...
Traces de vous...