Little caterpillar's diary
La plage dort, silencieuse, au clair de lune,
Un sanglot prolongé s'égrène en la nuit brune ;
Là-bas, les pins géants aux vertes frondaisons
Murmurent, dans le soir, d'étranges oraisons...
Et la voix de la mer dont l'impossible rêve
S'épuise en vains efforts, soupire sur la grève
Son incessant désir, son courroux éternel
De ne pouvoir confondre en son sein : Terre et Ciel.
Oh ! Que de fois, jadis, préparant les batailles,
J'ai senti, dans mon âme, ainsi que des tenailles
Ce besoin d'être grand, formidable, puissant...
Comme toi, grande Mer, au soir de la défaite,
Courbant mon vaste front où couvait la tempête,
J'ai sangloté devant mon orgueil impuissant...
Justice
Traces de vous...