Little caterpillar's diary
Sur les aulnes dorés que le soleil caresse,
Le frisson automnal passe, en souffle mortel,
Alentour, tout se tait et le vieux chêne dresse,
Vers le ciel plus terni, son squelette immortel...
Ses feuilles, lentement, s'échappent goutte à goutte,
Mais son front reste fier, formidable, puissant ;
Et, superbe, orgueilleux, sous la magique voûte,
Il élance toujours son spectre menaçant...
Il sait que si l'hiver durement le dépouille,
Le printemps reviendra, plein d'aubes et de nids,
Pour vêtir, à nouveau, de feuilles et de rouille
Ses branchages géants par le gel dégarnis...
Comme le chêne altier, relève haut la tête !
Que l'automne, l'hiver ne te pénètrent pas...
Car le printemps est là, dans la tombe muette :
Douce fleur qui grandit aux portes du trépas.
Traces de vous...