Little caterpillar's diary
Sur le sapin, ce candélabre,
Aux lourds flambeaux superposés,
Une chouette à face glabre
Chante en hululements pressés...
C'est à la nuit, sa souveraine,
Qu'elle adresse ses chants plaintifs,
Et, du sombre oiseau, l'âme en peine
S'exhale en concerts successifs.
C'est d'une tristesse infinie
Ce cri, cet appel, cet envol
Vers la clarté, mal définie,
D'un astre cloué dans son vol.
Pauvre animal ! Demain : mon frère...
Ton cri, toujours, sut m'émouvoir...
Reine de la nuit solitaire,
Mon âme sait t'apercevoir.
Et tandis que mon esprit passe,
Fraternel, sur l'humanité,
Je laisse un rayon de l'espace
Dans ton coeur empli de bonté.
Traces de vous...