Little caterpillar's diary
Va ! N'interroge pas. Nos moments trop emplis
Nous portent, loin de toi dans l’onde de leurs plis.
Que dirions-nous que tu ne saches en ton âme ?
Crois-tu que nous pourrions augmenter cette flamme
Que ton cœur vainement couvre d’un extincteur ?
Viens à moi ! Car, du ciel mesurant la hauteur,
Je pourrais t’entraîner à travers l’étendue…
Tu goûteras l’extase à la fois répandue
Sur l’orbe du chaos vu des astres vermeils…
Abandonne ton être aux étranges sommeils
Qui libèrent en toi l’esprit que tu vas être
Et là, je te dirai ce que tu dois connaître…
La terre est un fantôme et l’homme, un spectre obscur.
Viens, faisons un plongeon infini dans l’azur
Que les étoiles d’or sillonnent en cadence…
Nous surprendrons l’ardente et douce confidence
Que font les cieux jaloux aux mondes étonnés…
Tout parle !! Les chaos, les cycles ordonnés…
Car l’ultime splendeur, qui, des astres, se joue,
Quand l’erreur fait un nœud dans l’homme, la dénoue.
Viens ! Accours ! Car mon temps décroît comme un flambeau
Profitons du moment, éternellement beau,
Où s’effleurent les cœurs, où s’étreignent les âmes ;
Fais provision d'amour, de voyance, de flammes...
Emplis ton œil étroit d’énormes visions…
Fais un emprunt puissant à ces éclosions
De l’ « Absolu vibrant » qui rêve et réalise…
Contemple ! Entasse ! Acquiers ! Emporte ! Totalise !
Les acquis du passé, les germes du futur…
Afin que, retourné dans l’hémicycle obscur
Où ton chemin poursuit son ombre solitaire,
Quel que soit ton destin en ce monde éphémère,
Tu puisses retrouver, en ton cœur radieux,
L’image de Justice et le baiser des Cieux…
Traces de vous...