Little caterpillar's diary
L’Eternel, à jamais, agrandit l'insondable,
Superposant les plans en vastes profondeurs.
L’œil, démesurément, plonge en « l'incalculable »
Et ne retire, hélas, de l'incommensurable,
Que l'ignorant défi des mornes profondeurs…
Ce que contient d’efforts l'infime grain de sable,
Ce qui vibre, en la mer, en superbes grandeurs,
L’œil ne le surprend pas et, devant l'immuable,
Demeure tout à coup tremblant et lamentable…
Minuscule levier d’une aube de splendeurs.
Il saura !... Mais, en vain, veut-il devancer l’heure,
Emplir ses mains d’azur ou capter la lueur…
Tout fuit… l’heure, l’azur… Si la lueur demeure,
Elle plane si loin, si haut, d’un air moqueur,
Qu’il ne lui reste plus qu’à fermer sa paupière
Sous le magique éclat de « l’Ultime Lumière ».
Traces de vous...