Le crépuscule meurt dans le couchant d’or pâle…

Le ciel pur s’alanguit en une immense opale

Et sur ce lac tranquille où l’étoile fleurit,

L’œil attentif de Dieu, et contemple et sourit…

 

N’avez-vous point senti, devant la paix immense,

Ce que cachait d’amour recueilli, ce silence ?

Et, devant le manteau royal du firmament,

Votre cœur n’a-t-il pas bondi plus tendrement ?

 

O mystère des nuits que les humains profanent !

Lueurs ! sanglots, désirs, pleurs et douleurs que clament

Confusément les voix ! Dites, sentez-vous pas

Que la nuit vous comprend et vous berce tout bas ?

 

Et toi, mystérieux remords des âmes viles,

N’est-ce point dans la nuit, quand tout dort sur les villes,

Que tu viens enfanter le repentir profond ?

Quand l’étoile pâlit au sidéral plafond ?

 

N’avez-vous pas senti le désir de la suivre ?

Lorsque le ciel plus clair prend des teintes de cuivre

N’avez-vous point voulu, d’un essor radieux,

Rejoindre l’arc-en-ciel qui couronne les cieux ?

 

Le crépuscule meurt dans le couchant d’or pâle.

Le ciel pur s’alanguit en une immense opale

Et sur l’éternité que l’étoile fleurit,

L’œil attentif de Dieu et contemple et sourit.


Par Petite Flamme - Publié dans : POESIES DU CIEL - Communauté : Poésie Passion - Ecrire un commentaire - Voir les commentaires
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  • : Petite Flamme était poète et ésotériste. La maladie l'emporta trop jeune mais elle nous laisse son journal et son autobiographie.
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