Little caterpillar's diary
Dans les lointains pâlis, un peu de rêve passe…
Flottement idéal qui gravite en l’espace,
Cherchant l’abri, le Port, la prochaine maison,
Demeure de l’esprit, libre de sa prison…
Errements infinis qui montez des planètes,
Du plus profond des cœurs, au sein de ces retraites
Vous préparez la voie des êtres libérés
Et puisez de l’espoir dans ces lieux ignorés…
Dans les lointains pâlis où l’extase agonise,
L’âme humaine, à genoux, humble, s’extériorise
Et, durant un moment, goûte la volupté
D’entrouvrir l’œil profond de l’Immortalité…
Prier ! devant le ciel étincelant d’étoiles,
Devant l’aube, près de la mer pleine de voiles,
C’est s’évader « du noir » et grandir au soleil…
C’est vivre, avant la mort, un instant non pareil…
C’est goûter, pressentir l’existence éternelle…
C’est sentir tout à coup qu’il vous pousse des ailes
Qui vous emporteront, en un splendide essor,
Dans les lointains pâlis où s’achève la mort !
Traces de vous...