Little caterpillar's diary
Le ciel avec la mer causait sur le rivage.
Les cormorans rêveurs piaillaient sur la plage.
Maumusson rugissait : ses lugubres sanglots
Faisaient pâlir d’effroi mousses et matelots…
O voix de l’Océan, musique enchanteresse
Qui tantôt vous console et tantôt vous caresse,
Comme tu me berçais d’une étrange chanson,
Quand je venais rêver, le soir, à Maumusson !
Ton fracas apaisait mon tourment, ma détresse.
En te voyant lutter sans relâche, sans cesse,
Moi, le rude soldat au cœur fier, valeureux,
Je taisais dans mon cœur mon désir amoureux.
Mais tu savais trouver dans mon âme angoissée
Le « Sésame » du sphinx jaloux de ma pensée,
Alors que je pleurais d’impossibles amours.
Tu me parlais d’espoir… Et par un soir superbe,
A l’heure où la rosée s’éparpillait sur l’herbe,
Tu me la ramenas pour longtemps… pour toujours.
Traces de vous...