Little caterpillar's diary
Le souffle lent du crépuscule
Agonise dans votre cœur…
Vous le devinez précurseur
D’une aube qui toujours recule…
Dans votre âme passe, en coup d’aile
Un long et doux frémissement
Et vous sentez l’apaisement
D’une caresse fraternelle…
Le souffle lent du crépuscule
Palpite, en vous, éperdument…
Hélas ! Vous ne goûtez vraiment
Qu’une éternité minuscule…
Pauvres humains aux âmes lasses,
Aux longs désirs inassouvis,
Inquiets, las, jamais ravis !
Pauvres humains, loin des espaces…
Je vous plains !... Mon esprit subtil
Quand le crépuscule agonise,
Vous apporte la note exquise
D’une lueur dans votre exil…
Traces de vous...