Little caterpillar's diary
Il est une musique à l'ineffable bruit
Qui vibre au clavier effrayant de la nuit…
Mais il vous reste encore à tracer des portées
Sous les septentrions et sous les voies lactées
Pour lire, à l’instant même, au fond des cieux vermeils,
La symphonie écrite en notes de soleils…
Mais vous n’entendrez point l’exquise mélodie
Que le luth éternel, dans le soir, psalmodie…
Vos cœurs, emprisonnés de fange, resteront
Impassibles aux chants qui , tantôt pâliront
Les douze piliers de l’immuable orbite…
Vous ne comprendrez point l’éternité… Ce rite
Unique et vrai, par qui tout vit, tout rêve et sent…
L’Astre le chante et l’homme, ébloui, le pressent
(Ignorant précurseur des beautés sidérales)…
- Quand vous pourrez enfin, dans les plaines astrales,
Vous imprégner de vent, de lumière et d’azur,
Quand dans un atmosphère idéal et très pur,
Vous ouvrirez aussi vos ailes libérées,
Vous saurez quel ami vous donne ses pensées.
Traces de vous...