Little caterpillar's diary
Tu ne sais pas que le nuage
Cache l’astre d’or ou de feu,
Que le soleil, loin de l’orage,
A son tour, triste, cache Dieu.
Tu ne sais pas que l’ombre horrible
Cache le gouffre abject, affreux,
Et que l’éther, roi magnifique
Cache son azur radieux.
Tu ne sais pas qu’un crépuscule
Cache une aube pleine de fleurs
Et que la plante minuscule
Cache un mystère, sous ses pleurs.
Tu ne sais pas que sous son rêve
L’homme cache sa soif de Dieu
Et sous l’astre d’or qui se lève
Ne distingue que le ciel bleu.
Tu ne sais pas que la souffrance
Fait naître en les coeurs endurcis
Le germe de leur délivrance
Et le bûcher de leurs soucis.
Mais, sous l’azur, l’astre, le rêve,
Il existe de clairs chemins,
Où l’âme, ayant brisé son glaive,
D’extase, vient joindre les mains.
Traces de vous...