Little caterpillar's diary
Les nuages du soir traînent leurs haillons sombres,
Eparpillant, de ci de là, des flocons d’ombres
Dans les cieux obscurcis ;
Le chaos ténébreux, épave lamentable
Roule dans le Cosmos, énigme formidable,
Ses rêves imprécis.
Et demain comme hier, au souffle des pénombres,
A cette heure où, rêveur et tremblant, tu dénombres
Les étoiles des cieux,
Homme, tu sentiras le péril des abîmes
Se mêler à l’attrait dominateur des cimes,
Aimant mystérieux
Qui, plus fort que les lois vaines de l’ignorance,
Ecrit sur le fronton de l’Azur : « Espérance »,
En tout temps, en tout lieu,
Pour que tu sois moins seul, en tes heures amères,
Et que grandisse en toi, lorsque tu désespères,
Le sourire de Dieu.
Traces de vous...