Little caterpillar's diary
Les splendides lointains, inconscients mirages,
Etalent à vos yeux un horizon sans fin ;
L’azur y frôle l’ombre et l’aube, les orages,
Tout cela roule au gré d’une invisible main.
Vous allez, inquiets, des jours calmes aux rages…
Où donc est la lueur, criez-vous au destin ?
Mais le spectre jaloux entasse ses nuages
Sur l’éblouissement de l’éternel matin…
Non, vous ne saurez rien de l’énigme céleste ;
Vos yeux ne verront point sa magique clarté,
Car dans le ciel obscur, Terriens, il ne vous reste
Que des globes de flamme au regard envoûté
Qui vont, accomplissant toujours le même geste,
En vous épouvantant de leur éternité !
Traces de vous...