Little caterpillar's diary
Le lac de la forêt repose au clair de lune,
Les pâles nénuphars se taisent, recueillis,
Et les chênes altiers que le temps à vieillis
Regardent tristement descendre la nuit brune.
Oh ! lac de la forêt qui rêve à la brune
Dis-moi de quel tréfonds secret ils sont jaillis
Ces frissons inconnus qui troublent les taillis
Et que le vent des nuits roule vers la lagune ?
Ne réponds point ! Je sais… tu regrettes la mer
Qui jadis, t’oublia dans les terrains arides…
Et le Terrien surpris sent, en scrutant tes rides,
Le regret nostalgique étrangement amer
Du Cosmos créateur, et de l’onde et de l’être,
Par les beaux soirs sereins, s’éveiller et renaître.
Traces de vous...