Little caterpillar's diary
La vague monte, gigantesque,
Et son remous titanesque
Roule la vieille Humanité
Aux gouffres de l’Eternité.
Le monde s’agite, tressaille…
L’homme effrayé cherche, et travaille…
D’où vient-il ? Où va-t-il ? Qui sait ?
La vie, en somme, qu’est-ce que c’est ?
Il veut à tout prix la lumière…
Et dans les fanges de l’ornière,
Inquiet, cherchant un flambeau,
Vient trébucher à son tombeau.
Que lui caches-tu, pierre obscure ?
Est-ce une humanité future ?
Ou bien les ombres du néant
Comblent-elles ce trou béant ?
Tout se tait…. Devant ce silence,
L’homme aperçoit son ignorance,
Son impuissance à tout savoir,
A tout comprendre, à tout prévoir…
Heureux tous ceux dont l’orgueil tombe
Au seuil paisible d’une tombe…
Dieu rouvre leurs yeux et leur cœur
Dissipant toute leur rancœur.
Il les éblouit, les éclaire
Et, quelquefois, pour leur complaire,
Autorise « leurs Disparus »
A devenir « des Reparus ».
La vague monte, gigantesque
Et de son remous titanesque
Conduit la vieille Humanité
Vers la Vie, Vers la Vérité.
Traces de vous...