Little caterpillar's diary
Les éthers ont des cils vibratoires énormes
Qu’entr’ouvre l’œil profond de l’immortalité.
Les rayons, les couleurs, les spectres et les formes
Vibrent éperdument, en pleine immensité.
Car le vide est peuplé de centres organiques,
De percuteurs puissants, d’alambics variés,
Transformant, à leur gré, les principes cosmiques,
Embryons éternels, par le ciel modelés.
Ce qui frappe votre œil ou chante à vos oreilles
Subtiles à saisir, est crée par vos sens…
Mais la lueur, le bruit, sont autant de merveilles
Que les éthers virils rythment en tous les sens.
Selon les milieux, selon les atmosphères,
Le son devient lueur, la lueur devient bruit.
Tous se règle au contour mélodique des sphères,
Ondoiement tout puissant que promène la nuit.
Et c’est une harmonie, et c’est une lumière
Qui grandissent au seuil de l’Immortalité,
L’œil humain voit un ciel où s’ébauche un cratère,
L’esprit divinisé perçoit l’Eternité.
Traces de vous...