Little caterpillar's diary
Dieu n’a qu’un front : Lumière et n’a qu’un nom : Amour.
Homme, interrogateur qui cherche, tour à tour,
Le problème de l’être en ses métempsychoses,
L’enchaînement divin de ses métamorphoses…
Sache ( et c’est un défi pour tes nombreux « pourquoi » )
Que « vouloir » est la force et « qu’attendre » est la Loi.
Mais ne va pas cogner les soleils, larve noire,
Epargne à l’infini, l’assaut de l’infusoire.
Tu voudrais tout savoir, hélas, tu ne sais pas
Ce que tu fus… seras ; hélas, tes faibles pas
Te conduisent toujours dans le même hémicycle…
Tu ne peux même pas, d’ailleurs, changer de cycle…
Comprends-tu, seulement, l’effort que nous faisons
Pour venir éclairer ton front que nous baisons ?
Nous, les « obscurs d’hier » qui projetons nos lampes
Afin d’illuminer la pâleur de tes tempes…
Tu voudrais t’élever d’un essor furieux
Jusqu’à nous… d’un seul trait, dévaliser les cieux,
Et ravir les secrets des divines arcanes…
De l’éternelle main, mystérieux profanes,
Vous voudriez, vains troupeaux, rebelles, curieux,
Exigeante tribu perdue en les bas lieux,
Valets mystérieux du monarque « matière »,
Boire dans un seul coup : Dieu, l’Amour, la Lumière ?
Hommes, courbez vos fronts : fruits d’évolution,
Vivants, c’est le progrès, morts, c’est l’ascension,
Qui viendront, en leur temps, briser votre ignorance
Et vous régénérer dans l’Aube-délivrance.
Traces de vous...