Little caterpillar's diary
Homme, si tu savais, tu prendrais en pitié
La poussière fine et l’animal servile,
Ton coeur s’épancherait lentement, tout entier,
Sur les Créations que le Destin profile.
Si tu questionnais longuement ton esprit
Tu trouverais au bord de l’étroite méninge,
Et dans l’obscur passé de ton vieux périsprit,
Le masque intelligent et réfléchi du singe.
As-tu jamais pensé que tu fus autrefois
Ce qu’il est aujourd’hui ? Interroge sa marche,
Et tu pourras sonder quel titan patriarche
Se cache sous ton front et s’éveille parfois.
Homme, tu ne sais pas ! Pourtant, prends en pitié
La poussière fine et l’animal servile.
Que ton coeur généreux s’épanche tout entier
Sur ces inférieurs que le Destin profile.
Traces de vous...