Little caterpillar's diary
Ainsi, te revoici, O vieille ennemie ?
Blottie à mes côtés, quand vient la nuit ?
Tapie comme une panthère dans l’ombre
De nouveau tu voudrais que je sombre ?
Que dans l’angoisse gluante je me noie ?
Tu crois donc à son emprise sur moi ?
A son ascendant et à son pouvoir ?
Tu m'imagines pleurer tous les soirs?
Oh non… J’ai passé l’âge où l’ignorance
Met sa plaie béante où appose son sceau
Détrompe-toi ! Je suis sortie de l’enfance
Et ce n’est pas pour finir au tombeau !
Contre toi et contre lui, avec acharnement
Je vais lutter. Sans colère, sans haine
Ses tristes manigances de malfaisant
Ne me tiendront pas longtemps en haleine
J’ai grandi, j’ai mûri, appris à aimer !
Un mot que jamais il ne comprendra !
La chenille en papillon s’est transformée
Elle a refusé de marcher dans ses pas
Car donner et recevoir, c’est du bonheur
Qui nous fait voir de l’ange, le pur coeur
Si Alan fait le mal, dans sa haine profonde
C’est parce qu’il fut toujours seul au monde
Et parce que je l’ai mis face à lui-même
Ce qu’il a vu de lui, dans le miroir,
Métamorphose un être cupide et blême
En un spectre qui rabache son désespoir.
Il m’a fait du mal, voulant me faire du bien
Voici le résumé de son plaidoyer-réquisitoire :
Si de quatre inconnus, j'ai faillis être la putain
De moi il peut bien profiter un ou deux soirs.
Ce molosse a la rancune tenace, féroce
Quand il le tient, il ne lâche jamais un os
Partout où je vais, il va, partout il m'a pisté
Gare à moi si il m'attrape, car il est enragé
J'ai fui partout, Paris, région parisienne,
Espionnant la rue, cachée derrière les persiennes,
Je me suis cachée en Alsace, priant qu'il m'oublie
Mais il a retrouvé ma trace, grâce à une "amie"...
Je parierais qu'il rôde dans les environs
Si je n'avais pas si peur de ses motivations.
Je le sens pas loin, comme un chien, à l'odeur
Il est sur mes talons, et moi, je crève de peur...
S’il veut me retrouver, il me retrouvera
S’il veut me faire du mal, il y parviendra
S’il veut pourrir ma vie, oh, il la pourrira
Mais plus jamais Alan ne me touchera…
Traces de vous...