Little caterpillar's diary
Automne 2002
Autant me lever... je ne peux plus dormir
J'ai eu le meilleur, mieux vaut sourire au pire...
Tout est tranquille dehors, la nature s'eveille,
Baignant l'aube de lumiere diffuse et de soleil
L'horizon s'illumine de douces lueurs
Sous le chant des merles siffleurs...
Les haies fourmillent de vie le matin
Les concerts joyeux, dans le lointain
Se confondent. En mon cœur aucun chant,
Les gais piaillements glissent confusement
En moi. Comme je voudrais y etre sensible
Pourquoi le souvenir me prend-il pour cible ?
Tu n’es pas mort, tu es parti depuis quelques jours
Pourquoi ai-je l’impression de te perdre pour toujours ?
Je sais bien que tu n’es pas Nicky, tu es unique, Julien
C’est juste que mon exil me pèse, certains matins
Aussi, dans mon cœur naissent des nostalgies
Des "autrefois" jaloux d’un nouveau lendemain
Puisses-tu sentir, comme moi, pendant la nuit
Mes doigts frôler tes doigts pour prendre ta main.
Partager avec toi ces minutes d’extase devant l’infini
Où se retrouvent les âmes, les flammes et leurs émois
Où s’étreignent les cœurs éloignés, comme toi et moi
Où les Cieux vibrent et résonnent de douces mélodies
Puisses-tu, mon doux Bodhisattva, à ces heures bénies
Goûter les purs accents que délivre l’invisible archet,
Et sentir dans ton cœur avide de notes, l’impossible regret
Que pleure dans la nuit, la divine harmonie…
Traces de vous...