Little caterpillar's diary
L’aube fait place à l’aurore, dans les corolles, les elfes baillent…
Nature ! retiens ton souffle, aie pitié d’Isis en évaporant les songes !
Plus le ciel s’azure et luit de chauds rayons et plus elle défaille…
M’éveillant au doux gazouillis des oiseaux, loin du noir mensonge,
Je me lève et contemple la splendide auréole vermeille à l’horizon…
Je n’ai pas dormi inutilement ; en moi je sens monter la rédemption
Plus d’inimitié ! Je veux à jamais replier le cruel paravent des rancoeurs
Prendre un nouveau départ dans un nouveau mystère, encore un peu voilé.
Mes larmes, déjà, sont moins amères, ma haine en amour va se transformer
Plus de ressentiment acide, plus que l’âme étonnée qui cherche sa lueur…
Sa route a croisé la mienne… Avec une humilité toute sienne, il croit
Que ses pas, toutes ces longues années, n’ont fait que le mener vers moi.
O Destin immuable, sort inexorable ! Nous prépares-tu en grand mystère
En accomplissant l’ordre impérieux, un avenir meilleur, sur la Terre ?
Traces de vous...