Little caterpillar's diary
Il est des nuits où les ferments des rancoeurs m’enchaînent
Où j’ai l’impression que l’on m’a arraché le cœur… Je fuis
A tire d’aile, éperdue, éplorée, je quitte mon corps endormi
Pour un lieu d’Amour radieux… qui ignore la haine…
Il est certains soirs de brume… où la voix des copains
Quand je ne contrôle plus rien, ni temps ni pensées ;
Forme comme un murmure bourdonnant, lointain…
Mon esprit s’évade sans cesse dans mes rêves illimités…
Il est des nuits étouffantes, glauques et sinistres
Au ciel lourd comme une tombe, écrasant et sourd
Où mon lit n’est qu’un champ de ruine, plus rien n’existe !
Comme une droguée, je suis en manque d’amour…
Il est certains soirs de fête, à l’air pollué de musique
Des ambiances qui me mettent à la torture, me ravagent
Un regard de braise qui me rend dangereuse, électrique,
Où je ne souhaite qu’une chose, que vienne l’orage !
Aberration doublée d’orgueil de ne plus vouloir aimer !
J’ai toujours autant besoin de ce contact humain, intense
Quelqu’un qui me touche, quelqu’un que je puisse toucher
Son regard noir a répondu, ce soir, me laissant en transe
Pourquoi renier ces nuits fauves ? aux souffles candides ?
Ces grands souffles magnétiques, puissants, enfiévrés
Qui vous laissent pantelants, ivres, fébriles et enlacés
Le cerveau au repos, le corps tremblant mais le cœur avide ?
Pardonnez-moi O mains caressantes, voix pleines de charme
Il est des nuits où le désir, cette grande et ardente flamme
Qui brûle en moi, me consume toute entière et je rends les armes
Mon corps crie après l’amour et l’amour broie mon âme…
Traces de vous...