Little caterpillar's diary
C’est en vain que les heures bruyantes passent
Dans cette soirée aux plumages bariolés.
La tête me tourne, j’ai dû trop boire, danser…
Les copains veillent, quoi que je fasse…
Les jours, les heures, les secondes se chassent
S’en vont sans remords vieillir le calendrier.
Dans mon cœur, par un scorpion empoisonné,
Les doux rêves d’antan se pourchassent.
Quel que soit mon destin en ce monde éphémère,
Où chaque heure s’ajoute à la minute amère,
Je fuirai les noires pensées où la colère gronde…
Le migraine me crucifie, ouragan aux griffes acérées
Qui abrase mon âme contre sa meule, aux lames affûtées
Transperçant mes tempes, comme le dauphin l’onde…
Devant tous ces flashs qui m’aveuglent, affolants
Je tente en vain et sans espoir d’imaginer l’avenir
Je sens, tout au fond de moi, gémir des souvenirs
Images floues du temps ou nous étions vivants
Toi et moi… Pourquoi faut-il toujours qu’il s’achève ?
Il était si doux, si doux mon rêve…
Traces de vous...