Little caterpillar's diary
Nos voisines lui trouvaient un air sévère
Avec ses lunettes noires qu’il portait été, hiver
Son vieux chapeau feutre, son pardessus
noir
Elles ricanaient mais le saluaient chaque soir.
Le chapeau couvrait son crâne dénudé,
Les cheveux depuis longtemps sont tombés
Et ça lui donnait un air de vil conspirateur
Qui lui plaisait bien. Il aimait leur faire
peur
A ces mégères stupides, gourmandes de ragots
Qui colportaient des rumeurs, dans son dos…
Les lunettes cachaient deux yeux clairs
Plus doux et sages qu’un hémicycle entier !
Son sourire s’était fait pauvre et rare, éthéré…
Comme son regard bleu, délavé, à la lumière
Mais il avait un visage serein, vers le ciel tourné
Un visage qu’on ne peut
oublier…
Mon père…
Traces de vous...