Little caterpillar's diary
J’aimerais tant venir à toi, pénétrant ton rêve,
Et te faire goûter, en cette heure bénie, trop brève,
Au véritable Amour, dont parlait Jesus ; l’amour divin
Qui bat au cœur de mes amis, les Anges Gardiens…
Comme eux, daddy, je pourrais sans trêve
Panser ton corps blessé, bercer ton esprit,
Te mener tout doucement sur la grève
Eclatante de lueurs, rythmée par le bruit
Des cœurs fidèles et tendrement charitables
Ces disparus d’hier qui nous aiment vraiment !
Ces Anges de flamme aux ailes formidables
Qui savent sans retour, apaiser nos tourments…
Avant qu’un pli d’azur, l’aube venue, ne les efface,
Tâche de percevoir, mon père, à travers l’espace,
Ces anges tutélaires penchés sur ton corps assoupi,
Qui baisent doucement tes paupières flétries…
Traces de vous...