Little caterpillar's diary
Le ciel descend à l’horizon
Dans une auréole sanglante
Là-bas, une brise nonchalante
Frôle les vals, caresse les monts…
N’as-tu jamais, quand glisse le soir,
A cette heure solennelle et indécise,
Senti que ton âme agonise
Sous un immense voile noir ?
As-tu parfois, quand le grand ciel pur
Brille du reflet des étoiles
Désiré que des blanches voiles
Te roulent à travers l’azur ?
Notre instinct nous dit de prier sans faiblir
Afin que, dans le crépuscule qui tombe,
Les Esprits éthérés sortant de la tombe,
Puissent, tous ensemble, nous bénir…
Mais moi, à force de scruter le ciel
D’attendre une douce vision vermeille,
J’ai l’impression confuse d’en venir
Et je sens en moi des ailes frémir…
Traces de vous...