J'essaye en vain d'éclairer votre chemin
Pour mieux vous emmener vers Demain,
Mais j'ai beau, sans cesse, mes articles publier,
Pour vous ouvrir l'esprit et le ciel vous montrer,


L'au-delà, l'après-vie n'intéressent personne...
Pas un ésotériste, jamais, qui ne raisonne,
Pas un seul, parmi vous qui n'ouvre les yeux
Devant les mystères effrayants des Cieux...


Amateurs de bien-être, de voyance et d'astrologie,
Vous publiez vos multiples articles magiques;
Encens, potions, bols tibétains, vive ma boutique !
Cristaux, rituels, sans oublier les bougies !!

 

Professionnels de la poudre aux yeux : le Mystère
Pour vous se résume donc à cette pauvre Terre ?
Votre front par l'ignorance fleurie est couronnée ?
L'au-delà, le Ciel, sciemment, vous les occultez ?  



Aucun "Comment ?"... Aucun "Pourquoi ?"...
L'ésotériste, devant mes articles, reste froid...
Il se borne à poster ses "rituels" quotidiens
A peine pique-t-il un mot ou deux des miens...

 

Ancré qu'il est dans son matérialisme...
Pourquoi diable irait-il lire du spiritualisme ?
Vénérer Mère Gaya suffit, pourquoi la prière ?
Pourquoi lèverait-il les yeux vers la Lumière ?



Pourquoi méditer sur le sens de la  vie, apprendre ?
S'interroger une minute, chercher à comprendre ?
Les bougies, encens, grimoires sont plus fort que tout !
L'au-delà, la survie de l'âme à vrai dire, on s'en fout !



Je vous observe...  pauvres humains aux cerveaux murés ;
Voyantes, médiums, tarologues de belle importance, aveuglées
Par votre "pouvoir"... Vous voyez un jour vos proches souffrir
Et votre conscience s'éveille soudain car ils sont près de mourir...


 - Oh mon Dieu !! si tu existes, y a-t-il une lueur, un espoir ?
Je perds mon père ! Mon enfant se meurt ! Je suis dans le noir !
Vous pleurez, effondrés sur une tombe vide, au cimetière;
C'est peut-être la seule fois où l'on peut vous voir en prière...



L'âpre et cruel deuil vous taraude, vous rogne le coeur :
"L'être aimé disparu est-il dans le néant, dis, Seigneur ? 
Où bien vit-il là-haut, enfin heureux parmi les anges, 
Ayant oublié les noirs tourments de notre fange ? "

 

Mais bien vite, le quotidien occulte vous rattrape
Et vos questions spirituelles passent à la trappe...
Tout horizon borné, vous reprenez votre petite vie
Et même si vous "croyez", il ne vous vient pas à l'esprit


D'éduquer vos enfants, de leur parler de l'Au-Delà...
Il ne faudrait pas qu'ils deviennent justes et bons, ici-bas!
Mieux vaut laisser ces petits êtres grandir dans l'ignorance ;
Ils auront bien le temps d'y penser au sortir de l'enfance...


Quoi ? Leur apprendre la fraternité, la charité, la droiture ?
Pour éviter qu'ils ne se tuent, ivres, drogués, en voiture...
Quand la vie cruelle les jettera dans la societé pervertie,
Qu'ils devront se battre, lutter pour assurer leur survie ?


 
 
A la limite, leur apprendre les cultes, les rituels...
Ils sauront le pouvoir des cristaux, des bols tibétains.
Ils pourront avec cette magie partir à l'assaut du ciel !
Maîtriser les tarots, les couleurs de l'aura c'est divin ! 

 

Est-ce qu'ils se demanderont, en observant les étoiles,
S'il y a quelque chose, là-haut, derrière ces voiles ? 
Lorsqu'ils seront allités, à moitié morts, à l'hôpital ? 
Lorsqu'ils vous feront sangloter tant ils ont Mal ??
 
  

Se déchireront-ils le coeur quand ils perdront leur mère ?
Qu'ils pleureront un enfant, sur une tombe, au cimetière ? 
Croyez-vous qu'un jour on enseignera l'au-delà à l'école ? 
Pour éviter que notre descendance devienne cruelle et folle ?  


Préférant la facilité : vendre de la drogue aux plus paumés ?
Mieux vaut s'enrichir sans travailler, et voler; s'enivrer, tuer...
Mes frères humains... Je suis lassée par votre indifférence
Un adage me revient, qui résume ce que, de vous je pense...


C'est une sorte d'histoire d'ésotérisme en partage
Qui parle de la lune que, du doigt, montre le sage...
Dans l'histoire, l'ignorant regarde le doigt...
Ici, devant l'article, l'ésotériste reste froid. 


 

Lueur

Par Lueur - Publié dans : LETTRE OUVERTE AUX ESOTERISTES - Communauté : Lecture sans frontières - Ecrire un commentaire - Voir les 15 commentaires

   

Venez à nous, vous qui souffrez,

Nous sommes les rayons, les flammes,

Auxquels vous vous réchaufferez,

Nous apportons la paix aux âmes.


 

Venez à nous, vous qui pleurez,

Nous calmons toutes les détresses…

O, vous tous qui désespérez,

Venez, nous sommes la sagesse.


 

Venez à nous, cœurs malheureux

Dont l’existence fut brisée…

Vos disparus sont, tous, aux cieux…

Venez, nous sommes leur pensée.


 

Venez ! ils vous diront par nous

Combien la terre est morne et froide…

Combien l’au-delà leur fut doux

En quittant la prison si roide…


 

Venez ! ils vous diront aussi

Que pour avoir la récompense

Il faut supporter le souci

Avec courage et patience…


 

Venez ! ils vous diront encor

Que la mort n’est qu’un grand voyage !

Un dur et magnifique essor

Qui de la terre, ouvre la cage…


 

Venez ! ils vous diront enfin

Que c’est le grand devoir de vivre,

Nul ne doit mourir de chagrin

Et refermer trop tôt le livre

Que tient l’impassible destin…



Par Petite Flamme - Publié dans : POESIES DU CIEL - Communauté : Île des Poètes Immortelles - Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires

 

Il est des êtres près de vous

Qui vont, penchés sur votre tâche,

Que rien ne dégoûte, ne fâche,

Des êtres aux regards très doux

 

Qui semblent diriger votre âme

Dans les dédales du chemin

Et dont la glorieuse main

Du ciel toujours montre la flamme…

 

Il est des êtres près de vous

Dont la voix magique, lointaine,

Evoque, en votre âme incertaine,

L’écho des grand horizons fous,

 

Les souvenirs et les mirages

D’un idéal interrompu

Et point encore corrompu

Par de fantastiques orages…

 

Il est des êtres près de vous

Dont la tendre sollicitude

Vient peupler votre solitude

Narguant serrures et verrous.

 

Aussi quand la lune rayonne

Sur les monts qui vont défaillir,

Vous sentez parfois tressaillir,

Dans votre âme qui s’abandonne,

 

Le baiser caressant et doux

Des êtres qui veillent sur vous…


Par Petite Flamme - Publié dans : POESIES DU CIEL - Communauté : Île des Poètes Immortelles - Ecrire un commentaire - Voir les 4 commentaires

 


Nous serons votre espoir en la désespérance,

Nous serons votre foi, dans le doute affolant,

Et nous serons encor, dans les jours de souffrance,

Le refuge béni qu’on gagne en chancelant…

 

Nous serons vos soutiens, vos conseillers, vos guides,

Lorsqu’inquiets, tremblants, vous interrogerez

De vos yeux éperdus, aux prunelles avides

Le grand ciel ravisseur de ceux que vous pleurez.

 

Nous serons vos soleils, nous serons vos lumières,

Nous saurons réchauffer vos pauvres cœurs meurtris,

Baiser, bien doucement, vos fronts, vos paupières

Que les vents matériels ont, sans pitié, flétris…

 

Et nous vous transmettrons les vérités magiques

Que nous allons puiser sur d’éclatants sommets,

Où de brillants esprits, aux ailes magnifiques,

Se font nos instructeurs, sans se lasser jamais.

 

Et puis, quand vous aurez joué votre grand rôle

Sans faiblir, grâce à nous, lorsque vous quitterez

Votre noire prison, votre obscure geôle,

Amis, c’est encore nous que vous retrouverez.

 

Nous serons les amis au cœur tendre et fidèle,

Nous rouvrirons vos yeux aux beautés du chemin…

Venez, en attendant, vous abriter sous l’aile

Invisible de ceux qui vous tendent la main.


Par Petite Flamme - Publié dans : POESIES DU CIEL - Communauté : L'Esprit Ouvert - Ecrire un commentaire - Voir les commentaires




La première étoile dans l’ombre

Coiffe son diadème d’or ;

A peine si fleurit encor

Un peu d’azur dans le ciel sombre.

 

C’est un signal et tous les mondes

Allument leurs casques de feu

Symbolisant le char de Dieu

Escorté de magiques rondes.

 

C’est l’heure calme des prières,

L’heure des élans, des émois,

Des repentirs et des effrois,

C’est l’extase des solitaires.

 

Priez ! devant le ciel immense

Dont l’arc est tendu sous vos fronts,

Quand les rêveurs Septentrions

Roulent leurs flambeaux en cadence.

 

Priez ! dans le silence austère

Dans le recueillement des nuits,

Alors que s’apaisent les bruits...

Car le ciel descend sur la Terre...

 

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Celui qui sent, la nuit, la suave caresse

D’un geste, d’un baiser timidement frôleur,

Celui qui, dans son cœur, palpite d’allégresse

A ce contact chéri, doucement prometteur ;

 

Celui-là fut béni par une main fidèle

Et, quel que soit le sort que lui fit le destin,

Sentira se pencher une âme fraternelle

Que meurtriront aussi les ronces du chemin.

 

Car sur le même plan, souffrant des mêmes peines,

Mais de plus haut, plus loin, où l’on comprend et voit,

L’ Ami de votre cœur vous berce, loin des haines

Et vous endort, grisé des charmes de sa voix.

 

Puissiez-vous, quand la nuit s’étend, mystérieuse,

Surprendre le baiser caressant et frôleur,

(Geste familier ou suave berceuse)

Que l’ Ami d’autrefois laisse dans votre cœur.

 

 

 

 

 

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Jeune enfant qui voulez apporter la lumière

Sur l'ombre douloureuse où la terre s'endort,

Regardez près de vous..., ils ne sont point en bière

Ceux qu'un jour emporta, bien loin, la froide mort...

 

Ils sont là, près de vous, vivant une autre vie

Infiniment mêlés à vous, mais plus heureux...

Leur regard va plus loin, leur coeur n'a plus d'envie,

Un horizon nouveau s'étend devant leurs yeux.

 

Ils sont là, près de vous, vaste essaim d'hirondelles,

Leur nid possède encor quelqu'attrait pour leur coeur,

Ils se sont souvenus dans la route éternelle...

Les voilà revenus pour essuyer vos pleurs...

 

Quand vous vous sentirez trop faible sur la Terre,

Demandez-leur soutien, aide et protection...

Vous sentirez alors le secours tutélaire

Diriger votre esprit avec attention.

 

Faites monter vers eux vos ardentes prières,

Priez pour vous, pour tous, pour qu'ils viennent tout bas

Causer à votre esprit troublé des grands mystères;

Des choses qu'on oublie lorsqu'on vient ici bas.



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Parmi le flux brutal de l’ouragan qui passe,

Nous venons jusqu’à vous, éclatants de lueurs,

Par un fil, si ténu, qu’un pli d’azur l’efface

Et le cache en ses profondeurs.

 

Nous venons jusqu’à vous, pénétrant votre rêve,

Auréolant vos fronts de notre amour divin

En vous faisant goûter, en la minute brève,

Un peu de notre ciel serein.

 

Nous venons jusqu’à vous, protecteurs inlassables,

Rassurer votre esprit, calmer votre tourment,

Et pour bercer les cœurs, tendrement charitables,

De ceux qui vous aiment vraiment.

 

Parmi le flux brutal de l’ouragan qui passe,

Tâchez de percevoir ce que nous vous offrons…

Un jour, dans les lointains splendides de l’Espace,

Heureux, nous vous retrouverons.

 

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Qu'est-ce que l'Au-delà ? Le mont inaccessible

Qui se dresse devant vos yeux épouvantés,

Un point mystérieux, une énigme terrible

Qu'on appelle "néant" ou bien "éternité".

 

Qu'est-ce que l'Au-delà ? C'est la vive Lumière

Que le désespéré voit briller dans sa nuit,

C'est, quand l'esprit s'enfuit, désertant la matière,

La nouvelle patrie où tout rayonne et luit...

 

Qu'est-ce que l'Au-delà ? C'est la mère, la fille,

La femme, le mari, tous ceux que vous pleurez ;

C'est le retour vers eux, c'est la grande famille

Qui combat avec vous et que vous ignorez...

 

Qu'est-ce que l'Au-delà ? Une extase suprême,

Un horizon vermeil qui scintille à vos yeux,

C'est l'Amour du prochain et l'oubli de soi-même,

C'est le méchant puni, c'est le juste joyeux...

 

C'est le But merveilleux, c'est l'oasis lointaine

Que l'enfant aperçoit dès qu'il ouvre les yeux,

Mais pour y parvenir, que de larmes, de peine,

De désespoir muet qui montent vers les cieux...

 

Qu'est-ce que l'Au-delà ? L'existence sublime !

C'est le soleil divin brillant sur tout mortel...

C'est l'azur tout entier au-dessus de l'abîme,

Enfin, l'ascension vers le HAVRE ETERNEL.

 

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Mais qui donc est ton Dieu ? me demandent les sages.

– Mon Dieu, c'est l'infini, le ciel, l'immensité...

C'est l'ensemble géant qui ne connaît pas d'âge

Et qui trône, "éternel", dans son "éternité"...

 

Ce n'est pas un trio, pas un visage auguste ;

C'est le total puissant de l'énorme addition

Du Bon, du Grand, du Beau, de l'Idéal, du Juste

Et qui, dans un élan, produit la Création.

 

C'est cet Amour Divin qui plane sur le monde,

Que le vent dit aux fleurs et le brin d'herbe à l'onde,

C'est cette ardente voix qui nous fait tressaillir

 

Aux heures de bonheur, d'extase, d'allégresse,

Aux moments de douleur, de peine, de détresse

Et qu'on ne comprend bien qu'à son dernier soupir...


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Ce buisson, aujourd'hui tout nu,

T'offre son squelette et te pique ;

Pourquoi cette épine menue

Qui blesse l'humain nostalgique ?

 

Est-il méchant, est-il mauvais ?

Ce buisson noir plein de fauvettes

Où le merle siffleur rêvait

En écoutant les alouettes ?

 

Non ! Il est !... et le noir piquant

Cache la pimpante aubépine

Où le printemps, ce délinquant,

Met son étoile cristalline...

 

Ne hais point le buisson tout nu !

Aime et plains ce qui pique, blesse ;

Souvent, sous l'épine menue,

Croissent la fleur et la caresse...


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Sur le sapin, ce candélabre,

Aux lourds flambeaux superposés,

Une chouette à face glabre

Chante en hululements pressés...

 

C'est à la nuit, sa souveraine,

Qu'elle adresse ses chants plaintifs,

Et, du sombre oiseau, l'âme en peine

S'exhale en concerts successifs.

 

C'est d'une tristesse infinie

Ce cri, cet appel, cet envol

Vers la clarté, mal définie,

D'un astre cloué dans son vol.

 

Pauvre animal ! Demain : mon frère...

Ton cri, toujours, sut m'émouvoir...

Reine de la nuit solitaire,

Mon âme sait t'apercevoir.

 

Et tandis que mon esprit passe,

Fraternel, sur l'humanité,

Je laisse un rayon de l'espace

Dans ton coeur empli de bonté.

 

Par Petite Flamme - Publié dans : POESIES DU CIEL - Communauté : Passeurs d'espoirs - Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires

 

Les saisons, alambics profonds de la nature,

Se poursuivent toujours, en leur cycle puissant,

Et l'humain, inquiet, contemple en frémissant,

Les aspects variés de leur architecture...

 

"Avril" rit aux baisers de l'aube rayonnante,

"Juin" sourit aux blés murs ; "Octobre", aux vendangeurs

Et "Décembre" perclus, tandis que l'âtre chante,

Couve, rêveusement, au milieu des blancheurs.

 

Quatuor béni ! Parce que, très abondantes,

Vos mamelles, sans fin, coulent éperdument ;

Qui dira les destins des sources jaillissantes

Que le cosmos projette, alternativement...

 

Devant l'Ordre parfait, l'équilibre immuable,

Comment douter d'un Dieu conscient, organisé,

Dont le coeur est complet et la main secourable !

Pourquoi nier, haïr, sans être un insensé ?

 

Oh ! Croyez ! Soyez bons ! Aimants et charitables !

Comme Avril et Juin, prodiguez vos chansons,

Enfin, comme Décembre aux froids invulnérables,

Couvez, dans votre coeur, les futures moissons.


Par Petite Flamme - Publié dans : POESIES DU CIEL - Communauté : Passeurs d'espoirs - Ecrire un commentaire - Voir les commentaires




Un jour, votre ami Justice, sur terre

Rencontra un morceau de bois

Et l’emporta en grand mystère,

Qu’allait-il faire de ce bois ?



Car le bois sert à bien des choses :

Il fait un cerceuil, un berceau,

Un tuteur pour le lys, la rose,

Un nid pour les petits oiseaux.




Il fait d’autres choses encore.

Votre ami Justice cherchait toujours.

De ce bois, qu’allait-il éclore ?

Une fleur ? un nid plein d’amour ?




Ou bien allait-il lui permettre

De recéler un pli sacré

Et de servir de boîte aux lettres ?

C’est ce qu’en cherchant vous saurez.


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Malgré les gardiens, les serrures,

Une pierre j’ai dérobé ;

Si devant moi les fermetures

Etalent leur rempart léger,

Elles ne peuvent résister,

Une pierre j’ai dérobé.

La nuit venait, la neuvième heure

Se nommait au clocher voisin ;

De Mme Pradines la demeure

Se profilait dans le lointain.

Alors dans la nuit sombre et noire

Qui favorisait mon dessein,

Je l’ai déposée sur l’armoire

Chez Mme Pradines, quand soudain,

Ayant épuisé tout mon fluide,

Je suis resté anéanti,

Sous le poids du travail aride.

Au matin je suis reparti.

Une pierre j’ai dérobé ;

Allez voir boîte, fiche et pierre ;

Une pierre j’ai dérobé,

                                                         Répondant à votre prière.






Nota bene : La pierre dérobée au Musée d'Histoire Naturelle de Montauban était un objet de très peu de valeur. Les témoins la trouvèrent à l'endroit indiqué par Jean ?... sur l'armoire de Mmes de Pradines, une voisine proche du Musée, à la grande stupéfaction de la propriétaire de l'armoire et du médium.
La fiche de la pierre portait, en lettres très menues et légèrement effacées par le temps, cette inscription qui dut être regardée à la loupe :

Janiro Striatocostata
Canomen supérieur
Aubaterse.

Jean ? avait bien dérobé (dématérialisation) une pierre au Musée. Mais le petit groupe spirite dut - munis d'une autorisation - rapporter la pierre au Musée car Jean ? avait dépensé un fluide tel pour tenter l'expérience de retour qu'il était totalement épuisé et ne pouvait plus, à son grand regret, la rematérialiser à sa place initiale, dans la vieille vitrine fermée à clef, aux verrous assujettis par du fil de fer.

Lueur

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Welcome

Lamartine

Le livre de la vie est le livre suprême

Que l'on peut ouvrir et fermer à son choix

On voudrait revenir aux pages où l'on aime

Mais la page où l'on meurt est déjà sous nos doigts...

Henry Scott-Holland

L’amour ne disparaît jamais
La mort n’est rien.
Je suis seulement passé dans la pièce à coté.
Je suis moi, tu es toi.
Ce que nous étions l’un pour l’autre nous le sommes toujours.
Donne-moi le nom que tu m’as toujours donné
Parle-moi comme tu l’as toujours fait.
N’emploie pas un ton différent,
Ne prend pas un air solennel ou triste.
Continue de rire de ce qui nous faisait rire ensemble
Prie, souris pense à moi
Prie pour moi.
Que mon nom soit prononcé à la maison
Comme il l’a toujours été,
Sans emphase d’aucune sorte sans une trace d’ombre.
La vie signifie tout ce quelle a toujours signifié
Elle est ce qu’elle a toujours été.
Le fil n’est pas coupé.
Pourquoi serai-je hors de ta pensée
Simplement parce que je suis hors de ta vue ?
Je t’attends, je ne suis pas loin,
Juste de l’autre coté du chemin.
Tu vois, tout est bien.          

Lao Zi; Daode Jing

Il est une chose confusément formée

Née avant le Ciel et la Terre.

Muette et vide,

Elle est indépendante et inaltérable.

Elle circule partout sans jamais se lasser.

Elle doit être la Mère de l’Univers.

Ne connaissant pas son nom

Je la dénomme «  La Voie ».

Je m’efforce de l’appeler «  Grandeur ».

La grandeur implique l’extension.

L’extension implique l’éloignement.

L’éloignement exige le retour.


Chine ~ 600 ans av J.C 

Djalal al-Din Rûmi

Dès l'instant où tu vins dans le monde de l'existence,
Une échelle fut placée devant toi pour te permettre de t'enfuir.
D'abord, tu fus minéral, puis tu devins plante; 
 Puis tu devins animal : comment l'ignorerais-tu? 
 Puis tu fus fait homme, doué de connaissance, de raison, de foi;
Considère ce corps tiré de la poussière : quelle perfection il a acquise!
Quand tu auras transcendé la condition de l'homme,
Tu deviendras sans nul doute un ange.

Alors tu en auras fini avec la terre; ta demeure sera le ciel.
Dépasse même la condition angélique, pénètre dans cet océan,
Afin que ta goutte d'eau puisse devenir une mer.

Prière amérindienne

Quand je ne serai plus là, relâchez-moi,
Laissez-moi partir.
J'ai tellement de choses à faire et à voir.
Ne pleurez pas en pensant à moi,
Soyez reconnaissants pour les belles années,
Je vous ai donné mon amitié.
Vous pouvez seulement deviner
Le bonheur que vous m'avez apporté.
Je vous remercie de l'amour que chacun vous m'avez démontré,
Maintenant, il est temps de voyager seul.
Pour un court moment vous pouvez avoir de la peine.
La confiance vous apportera réconfort et consolation.
Nous serons séparés pour quelque temps.
Laissez les souvenirs apaiser votre douleur.
Je ne suis pas loin et la vie continue …
Si vous avez besoin, appelez-moi et je viendrai.
Même si vous ne pouvez me voir ou me toucher, je serai là.
Et si vous écoutez votre cœur, vous éprouverez clairement
La douceur de l'amour que j'apporterai.
Et quand il sera temps pour vous de partir,
Je serai là pour vous accueillir.
Absent de mon corps, présent avec Dieu.
N'allez pas sur ma tombe pour pleurer,
Je ne suis pas là, je ne dors pas,
Je suis les mille vents qui soufflent,
Je suis le scintillement des cristaux de neige,
Je suis la lumière qui traverse les champs de blé,
Je suis la douce pluie d'automne,
Je suis l'éveil des oiseaux dans le calme du matin,
Je suis l'étoile qui brille dans la nuit.
N'allez pas sur ma tombe pour pleurer,
Je ne suis pas là. Je ne suis pas mort.

 

 

 

 

 

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